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Trouver le bon objectif : la première mission du coach !

Un coaching commence toujours par un objectif.
C’est mêmele moment le plus structurant de tout l’accompagnement.

Un objectif flou, trop large, trop vague, ou qui ne dépend pas à 100 % du client — “aller mieux”, “changer de poste”, “reprendre confiance” — ne permet pas de travailler en profondeur. Le cadre devient instable. Le coach s’éparpille, le client aussi. Les prises de conscience restent superficielles. Et surtout : rien n’est vraiment mesurable.

Bref, on avance… sans vraiment savoir où.

Avec l’expérience, je ne fais plus jamais l’impasse sur cette étape. Même quand le client est pressé d’agir. Même quand il est perdu.

Et pourtant.

Quand mon amie Béa m’a embarquée dans un semi-marathon avec son pouvoir de persuasion redoutable — j’ai tout de même résisté 3 secondes ! — je n’ai pas appliqué ce principe pourtant fondamental. Je n’ai pas pensé qu’un objectif sportif pouvait s’apparenter à un objectif professionnel. Après tout, ce sont deux terrains différents.

Mon objectif ? “Faire le semi.”

Simple. Clair. En apparence suffisant. Sauf que non.

J’avais six mois pour me préparer après une longue pause de presque 10 ans. Alors j’ai fait ce que beaucoup font : j’ai couru. Beaucoup. Souvent. De plus en plus vite. Avec sérieux, discipline… et une bonne dose d’acharnement.

Résultat : douleurs, essoufflement, fatigue.

Au point qu’à deux semaines de la course, allongée chez mon ostéo, je pensais abandonner. Je doutais sincèrement de pouvoir terminer les 21 kilomètres.

C’est là que j’ai fait ce que je fais avec mes clients : je me suis arrêtée… et j’ai questionné l’objectif.

Qu’est-ce que je veux vraiment ?
Est-ce atteignable ?
Qu’est-ce qui dépend de moi ?
Et surtout : comment je dois m’y prendre pour y arriver ?

Prise de conscience. Changement de perspective.

Pour finir un semi-marathon, je n’ai pas besoin d’aller vite.
J’ai juste besoin d’aller… lentement.

Ralentir. Écouter. Trouver mon rythme. Celui où je peux courir longtemps sans m’épuiser.

Là où je forçais, j’ai commencé à écouter.
Là où je subissais, j’ai retrouvé du confort.
Là où je doutais, j’ai repris confiance.

Mon nouvel objectif n’était plus “faire le semi”, mais : courir à une allure qui me permet d’aller au bout.

Précis. Atteignable. Aligné. Et tout est devenu beaucoup plus simple.

Résultat : semi de la Bresse terminé dimanche dernier. Et, contre toute attente, plus de fierté d’avoir tenu mon rythme que d’avoir parcouru 21 kilomètres.

Ce que cette expérience m’a rappelé, c’est à quel point définir un objectif est un savoir-faire à part entière.

Ce n’est pas une évidence. Ce n’est pas “juste une question à poser”. C’est un travail de précision.

Le rôle du coach est là : aider à formuler un objectif utile. Un objectif qui éclaire l’action, qui canalise l’énergie, qui rend le chemin lisible.

Un bon objectif ne pousse pas à l’effort maximal. Il permet le bon effort, au bon endroit.

C’est ce qui fait toute la différence.

Parce qu’au fond, le rôle du coach n’est pas de vous faire courir plus vite. C’est de vous aider à trouver votre rythme.

Celui qui vous permet d’aller loin — sans vous abîmer.

Et pour ma part, j’ai enfin accepté une vérité qui me poursuivait — lentement mais sûrement — depuis l’enfance : je n’ai pas que le prénom en commun avec la tortue de Boule & Bill, j’ai aussi sa capacité à ralentir.

Une ressource inexploitée que je vais pouvoir utiliser dans bien d’autres domaines que le sport !

A très vite en séance découverte, pour explorer vos ressources inexploitées!

La justesse de l’action commence toujours à l’intérieur de nous.

contact@abadiecoaching.com

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